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Médiathèque Paul Valéry

Instants polars n° 4

 

Ceux qui brûlent

Scénario, dessin & couleur Nicolas Dehghani 

Éditions sarbacane – Avril 2021

 

 

 

 

« Une fois n’est pas coutume », je vous présente un polar en BD ! Le contexte : une ville où un malade mutile, tue et brûle ses victimes à l’acide. Une police machiste où il est très difficile pour une inspectrice de se démarquer et de réussir. Un nouveau partenaire, André Pouilloux différent considéré comme un « looser » ou « has been » par ses paires. Bref, pour l’inspectrice Alex Mills qui vient de subir un traumatisme, les prémices de l’enquête débutent laborieusement (et c’est un euphémisme !), son nouveau partenaire, un boulet certes attachant, mais un boulet quand même, à ses côtés ! Les collègues se gaussent, le duo est la risée de tout le service. Or, l’improbable tandem pourrait se montrer bien plus efficient que prévu, les apparences et aux faux-semblants étant parfois trompeurs…

Ce qui m’a enchanté dans Ceux qui brûlent c’est indéniablement le graphisme percutant et stupéfiant. Un coup de crayon affirmé pour croquer des personnages aussi atypiques qu’attachants. Le personnage de Pouilloux est, à mon sens, une véritable réussite graphique et psychologique. Certaines répliques sont savoureuses, les situations cocasses et rocambolesques invitent au sarcasme et à la dérision. Le choix de n’utiliser qu’une palette de trois couleurs déclinées est judicieux et esthétiquement splendide. La première de couverture donne le ton juste à ce premier album fort réussi et représente superbement l’ambiance, sombre mais jamais glauque où la tension et les enjeux sont palpables. Une belle découverte !

Vous trouverez la bande dessinée Ceux qui brûlent à la médiathèque.

 

Trilogie des ombres :   

Sa majesté des ombres 

Les anges de Babylone 

Le sacre des impies 

Ghislain Gilberti

Éditions Cosmopolis

 

La Trilogie des ombres est la fresque dantesque d’une société, violente et corrompue (la nôtre ?), où le lecteur survit, en apnée absolue, comme englouti dans le monde ultra violent du trafic de drogue organisé. Le lecteur est appelé à demeurer au plus près de l’enquête et, pour ce faire, le récit fourmille de détails et foisonne de précisions, certains fort glauques, d’autres fort intéressants. Toujours crédibles. Ghislain Gilberti nous parle d’un monde tout en demi-teintes où un subtil camaïeu de gris se substitue au traditionnel blanc et noir beaucoup plus manichéen… C’est une plongée sans quartier dans un univers féroce, au sein des organisations qui n’ont ni lois, ni repères.

Les personnages ont du corps et Cécile Sanchez, la « mentaliste » mène l’enquête tambour battant. L’histoire, tout comme l’écriture, est rythmée, incisive et percutante. 

Trilogie de thrillers noir ébène, âpres, mais indéniablement de qualité.

 

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