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Médiathèque Paul Valéry

Semaine de la Femme #4 : Les femmes n’ont pas d’histoire d'Amy Jo Burns

 

Les femmes n’ont pas d’histoire

Amy Jo Burns

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié 

Éditions Sonatine – Février 2021

 

 

 

Le récit s’ouvre lorsque Wren a 15 ans, le cœur chaviré entre un père, Briar, prêcheur, manipulateur de serpent « dont les histoires plastronnaient de bravoure » et une mère, Ruby, énigmatique et tragique « dont les histoires sanglotaient de chagrin. » (p. 57). Wren vit depuis sa plus tendre enfance une vie recluse au fin fond des Appalaches « Mon père était resté le hors-la-loi favori de la montagne, ma mère son sacrifice. » (p. 265). Solitude et aridité sont leur lot quotidien et il ne fait pas bon de naître femme à violet’s Run car, dans la montagne, « les hommes ne font pas de cadeaux et ils ne jouent pas à la loyale. » (p. 266). Dans la grisaille, une lumière, Ivy, âme sœur de Ruby « apportant le feu, ma mère apportant le vent » (p. 272) qui égaie le quotidien et apporte la lumière nécessaire à la survie des corps. Pour un temps… car le destin est capricieux et les assaillira au détour du chemin …

 

Amie lectrice, ce roman n’est pas un récit pour midinette mais un roman âpre, vrai, profond. Un roman de femmes et d’émancipation dans un monde patriarcal, austère et arbitraire. Les questions sont multiples et les réponses se tisseront au fil du récit avec finesse et sagacité. Les personnages sont intenses et prennent corps avec beaucoup d’ampleur : Ruby, Wren, Ivy, Flynn sont des personnages que je ne suis pas prête d’oublier ! L’intrigue demeure enthousiasmante et les chapitres se succèdent apportant un éclairage toujours nouveau. L’abnégation, la force secrète de vie et de survie qui habitent le cœur de ces femmes a touché la fervente lectrice que je suis. C’est un coup de cœur et l’histoire de la fille du manipulateur de serpents pourrait devenir une légende… 

 

« Quand Caleb a dit mon prénom, c’était comme le courant d’air d’un train pour la grande ville filant juste assez vite devant moi pour que je puisse sauter à bord et le laisser m’emmener. » (p. 98)

 

Vous trouverez le roman Les femmes n’ont pas d’histoire dans les rayons de la médiathèque 

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