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Médiathèque Paul Valéry

Valentine's bib' #5

« Je t'aime éperdument, et je te le dis, et je te le répète, et mes paroles te l'expriment, et mes baisers te le prouvent, et quand j'ai fini... je recommence. Je voudrais recommencer ainsi pendant l'éternité, et chaque soir, je regrette la nuit qui va s'écouler sans toi, et chaque matin, j'en veux au soleil de briller, comme aujourd'hui, quand tu n'es pas dans mes bras… »

Victor Hugo, Lettre à Léonie Biard (1847)

Critique jeunesse :

D’étranges nuits d’été

Véronique Delamarre Bellégo

Oskar 

 

 

 

 

Matthieu a 11 ans et demi, un petit frère pénible et gaffeur, un papa adorable et une maman canadienne un peu fofolle. Premier problème, c’est que sa famille déménage, quitte La Rochelle et vient s’installer à 15 km de Paris où il ne connaît personne. Du coup, il quitte ses amis, son univers et ses habitudes. Deuxième problème, c’est que sa maman n’est pas avec eux, elle a deux trois trucs à régler au Canada avant de les rejoindre en France. Troisième problème, c’est qu’à peine arrivé dans leur nouvelle maison, son petit frère se blesse et doit passer plusieurs jours à l’hôpital. Résultat, Matthieu se retrouve seul pendant trois nuits alors que son père veille sur son petit frère hospitalisé. Des nuits durant lesquelles il rencontre Isadora, sa petite voisine d’en face, une fillette bien mystérieuse qui lui explique qu’elle habite sur la lune et qu’elle ne descend sur terre que deux fois par an. Alors autant en profiter ! Matthieu est immédiatement fasciné par Isadora et la retrouve ainsi secrètement chaque nuit pour partager avec elle des moments qu’il n’oubliera jamais.

Un très beau roman d’amour où l’on flirte avec le fantastique. On ne sait jamais vraiment si l’histoire d’Isadora est réelle ou pas, jusqu’à la chute qui est tout simplement parfaite ! Des personnages attachants pour une histoire qui plaira aux amateurs de mystère, de chats et d’amour bien entendu ! À lire dès 10 ans.

Marianne

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Critique ados :

Global Garden

Saki Hiwatari

Éditions Delcourt

 

 

 

En 1954, Albert Einstein au crépuscule de sa vie est rongé par les regrets. Il s’en veut d’avoir découvert la formule qui a permis la naissance de la bombe atomique. Avant de mourir, le scientifique confie à deux enfants une mission capitale.

En 2005 à Tokyo, Ruika se fait passer pour son frère mort dans un accident pour aider sa mère à guérir. C’est alors que son chemin croise celui de Robin et Hikaru, deux mystérieux garçons qui ont besoin d’elle pour remplir leur mission.

Global Garden est un bijou méconnu du manga. Une ode à l’amour, à la féminité et à l’espoir. Une œuvre qui marque par ses personnages, ses thèmes forts et son récit complexe. C’est une fable écologique à la portée mythologique dont l’histoire d’amour est vraiment unique en son genre.

Pour les bons lecteurs (car l’histoire est quand même assez complexe) dès 13 ans.

Laëtitia

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Critique adulte :

Malgré tout

Texte, dessin et couleurs Jordi Lafèbre

Éditions Dargaud

 

 

 

 

La bande dessinée s’ouvre sur la rencontre d’Ana et de Zéno. Sous une pluie battante, un baiser…

Elle, jeune retraitée de soixante ans, pétulante, charismatique et passionnée a voué les quarante dernières années, à sa famille et à sa ville dont elle fut la tête pensante et aimante. Elle s’est donnée aux autres sans compter, à aimer, plus que tout, l’Autre et l’altérité. Aujourd’hui, elle désire enfin écouter son cœur et aimer celui qu’elle attend depuis …. toujours.

Lui, est un esprit libre, libraire et tombeur de cœurs. Il a, durant des décennies, bourlingué, a écrit à celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer des milliers de mots, sitôt avalés par les flots. Il a rédigé sa thèse de physique et l’a maintenant achevée. Le temps des retrouvailles est enfin arrivé…

Une extraordinaire histoire d’amour « à rebours » emplie d’une délicieuse candeur, débordante de tendresse, d’humour et d’émotions. Nos deux protagonistes sont bouleversants et le cœur du lecteur sera totalement conquis par cet amour ineffable, intemporel et éternel. Qui n’a jamais rêvé de rencontrer l’âme sœur, celle ou celui qui éclipsera tous les autres, pour toujours ? Si tel est votre désir, alors foncez cette bande dessinée vous ravira. Tout comme moi !

 

Caroline

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Critique cinéma :

Victor/Victoria

Blake Edwards

1982

 

Dans les années 1930, Victoria Grant, chanteuse talentueuse, a du mal à se faire une place sur la scène parisienne. Son ami Toddy lui propose donc un moyen de se faire remarquer : se faire passer pour un homme, et grâce à ses traits féminins, devenir chanteur transformiste sous le nom de Victor. Tandis qu’elle gagne en popularité, King Marchand, un grand producteur américain, tombe sous son charme, et devient déboussolé par ses sentiments pour cet « homme ».

Victor/Victoria réussit avec talent à mêler drame, romance, musique et comédie, grâce à un dynamisme qui nous tient de bout en bout. On en ressort avec de la couleurs plein les yeux, des mélodies plein les oreilles, mais surtout des sentiments plein le cœur.

Il est difficile de ne pas s’attacher à Victoria et à Toddy, deux personnages hauts en couleurs avec qui la vie devient pleine de surprises, et qui amènent toujours la bonne humeur. Ainsi, il devient très amusant de les voir jouer de l’identité de Victor, et surtout gérer les sentiments qu’il provoque chez le robuste producteur, King Marchand, qui s’en est entiché.

Cette vibrante comédie musicale saura vous prendre au cœur car, par-dessus tout, il reste touchant de voir une passion se développer au-delà des questions de genre et d’apparences.

 

Saïda

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Œuvre d’art :

Les Époux Arnolfini, Jan van Eyck (peintre flamand ; 1390-1441), 1434, peinture sur bois

 

 

Ce tableau est commandé par Giovanni Arnolfini, riche marchand toscan habitant à Bruges. Selon les historiens d’art, le sujet du tableau est le mariage privé de Giovanni Arnolfini et de son épouse Giovanna Cenami. Le peintre en serait le témoin. La signature au-dessus du miroir présenterait le tableau comme un document juridique attestant du mariage.

D’autres hypothèses attestent que la main de la femme posée sur son ventre, indiquerait qu’elle est enceinte. Cela expliquerait le mariage « secret » du couple. Mais la forme de la robe correspond à la mode de l’époque. Le mystère reste entier.

Cette explication est, aujourd’hui, controversée pour favoriser un tableau ironique voulu par l’artiste….

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