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Médiathèque Paul Valéry

Valentine's bib' #4

« Je te veux pour toujours. Je veux t'aimer comme je t'aime en ce moment pour le reste de ma vie. Mais tu ne comprends pas ? On perdrait tout si on partait ensemble. Je ne peux pas renier toute une vie pour en construire une nouvelle. Tout ce que je peux faire, c'est maintenir ces deux états d'esprit. Aide-moi ! Aide-moi à faire en sorte que mon amour pour toi ne disparaisse jamais !

Extrait du film Sur la route de Madison, Clint Eastwood, (1995)

Critique jeunesse :

Roméo & Juliette, d’après William Shakespeare,

adapté par Michel Piquemal et illustré par Nathalie Novi

Albin Michel Jeunesse

 

 

 

 

Deux clans ennemis qui se déchirent, les Capulet et les Montaigu, un prince qui rêve de paix, un bal masqué, une histoire d’amour interdite, un duel meurtrier, des amitiés détruites et une fin terrible, voilà en quelques mots de quoi vous donner envie d’en savoir plus sur l’une des histoires d’amour les plus connues au monde, celle de Roméo et Juliette…

Joliment illustré, ce court album propose une adaptation synthétique mais très bien écrite de l’œuvre de Shakespeare. Elle permet ainsi aux plus jeunes de découvrir la tragique histoire des amants de Vérone. À lire dès 9 ans.

 À noter : à la fin de l’histoire, une rapide présentation du mythe de Pyrame et Thisbé, les deux héros mythologiques dont l’histoire d’amour a fortement inspiré celle de Roméo et Juliette.

Marianne

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Critique ados :

Romy et Julius

Marine Carteron et Coline Pierré

Éditions du Rouergue

 

 

 

 

Dans un village où règne des tensions entre les habitants historiques et les nouveaux qui viennent de la ville, c'est le coup de foudre entre Romy et Julius qui se rencontrent dans un cours de théâtre. Ils sont jeunes, amoureux, mais sans le savoir, ils appartiennent à deux univers qui se détestent et s'affrontent. Elle est la fille du boucher, lui le fils d'activistes végans. Au cours d'un macabre défilé d'halloween organisé par le mouvement contre l'abattoir local où Romy tient la caisse de la boucherie et où Julius est déguisé en mouton maculé de sang, les deux amoureux réalisent l'horrible réalité. Leur amour pourra-t-il y survivre et continuer à fleurir alors que les violences entre les deux groupes sont de plus en plus nombreuses ?

 

Après “Dix” qui reprenait le classique d’Agatha Christie “Les dix petits nègres”, Marine Carteron nous propose une relecture moderne de la célèbre pièce de Shakespeare.

Tout en reprenant, les grandes lignes de l’histoire d’origine, “Romy et Julius” apporte énormément de fraîcheur et surtout plus de contexte à ce qui est considéré comme la plus belle histoire d’amour de tous les temps. Le texte d’origine n’est pas oublié pour autant car, nos deux amoureux que tout oppose, l'étudient dans le cadre de leurs cours de théâtre. Une réécriture assez originale et qui change de toutes les adaptations qu’il y a pu avoir en mettant au cœur du conflit le débat très actuel de la cause animale sans jamais prendre partie ou moralisation.

Laëtitia

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Critique adulte :

Diên Biên Phù

Marc Alexandre Oho Bambe

Éditions Sabine Wespieser

 

 

 

 

« Prendre le temps, non pas de choisir, mais se laisser choisir par les mots justes.

C'est seulement lorsqu'on éprouve chaque phrase, dans son corps et son cœur, qu'on sait qu'on y est. Au mitan de nous-mêmes et de nulle part, là où naît, peut-être, la littérature. Et au bout du petit matin, le monde. » (p. 67)

 

Le roman s’ouvre sur trois syllabes de sang, un son de claque et de défaite : Diên Biên Phù où tout a commencé et …où tout finira. Alexandre y a vécu, il y a 20 ans, les affres de la guerre mais a surtout rencontré l’amour dans les bras de la douce Maï Lan et l’amitié sincère en combattant au côté d’Alassane Diop. L’âme sœur et le frère d’âme bouleverseront son cœur à jamais. Quand la guerre enfin prendra fin, il faudra quitter la jeune fille solaire au rire éclatant et retrouver celle à qui il avait promis amour et fidélité. Essayer de rassembler ce qui est épars… Vingt ans, depuis lors, ont passé. Comme un jour. Comme mille ans, car « toute ma vie il fera beau. Parce qu’il l’a rencontrée. Et il fera froid aussi. Parce qu’il l’a perdue. » (p. 122)

Alors, lorsqu’Alexandre arrive à un cap de la vie où l’on va à l’essentiel, où l’on fait fi des faux-semblants et du conformisme annihilant, il part chercher à Hanoï l’amour d’une vie et ce qui reste, de lui. Parce que « C’est à partir d’elle, Maï qu’il a appris à rire vrai et à dire oui à l’amour, à aller vers lui-même, à exister par et pour lui-même, à voler sans ailes, par volonté de vie. » (p. 13). C’est, par et pour elle, que chaque jour renaît et il désire, plus que tout, la retrouver. Parviendra-t-il à ressusciter le passé ?

 

Coup de cœur pour cette ode à l’amour inconditionnel, toute de délicatesse et de poésie. Ballade à l’être aimée, au frère de cœur, à la vie assassine, parfois bien cruelle. Tout est nuance, douceur et transcendance, car « Rire merveilleusement avec une femme ou un homme que l’on aime, que l’on aime vraiment, profondément, viscéralement, nous donne un pouvoir sur la mort. » (p. 155)

Caroline

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Critique cinéma :

Quai des brumes

Marcel Carné

1938

 

 

 

 

Jean, un déserteur, se réfugie au Havre pour attendre un bateau qui l’emmènera à l’étranger. En traînant dans un troquet, il fait la connaissance de Nelly, une jeune femme dont il tombe sous le charme.

Impossible de parler d’amour, sans penser au Quai des brumes. Le film incarne une conception de la romance bien particulière, celle de la passion qui tire sa beauté de son pragmatisme. Il s’agit d’ailleurs un monument d’un genre de cinéma français qui se caractérise par ce naturalisme : le réalisme poétique.

Ainsi, nous y retrouvons un portrait sombre de la classe ouvrière des années 1930 mais qui, loin de tomber dans le désespoir, est élevé par le lyrisme des dialogues de Jacques Prévert (dont le fameux « T’as d’beaux yeux tu sais ? ») et la mise en scène de Marcel Carné.

Le Quai des brumes est donc une histoire d’amour tendre et tragique, qui est sublimée par les interprétations de Jean Gabin et Michèle Morgan, jouant à merveille deux amants embarqués par la passion amoureuse.

 

Saïda

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Œuvre d’art :

 

Intimité, @debdatta75, 2019

 

Dans le cadre du concours de l’application AGORA images sur le thème de l’Amour #LOVE2019, une quarantaine de photographes ont partagé leurs meilleurs clichés représentant leur idée de l’amour.

Cette photographie noir et blanc représente un couple de la plus ancienne tribu d’Inde, les Konyac. La femme, 96 ans, en était la reine. L’homme, 103 ans, son garde-du-corps. Tombés amoureux, ils sont, aujourd’hui les doyens de la tribu.

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